J’ose dire que le renard est mon animal favori. Une telle déclaration est un peu enfantine mais j’assume. Je ne me lasse jamais de l’observer. J’apprécie son comportement, ses mimiques, ses mouvements, ses interactions entre congénères ou petits. Et évidemment son pelage. Quelle émotion quand je croise son regard un soir d’été une fois que je suis repéré: il me fixe sans montrer de peur apparente, il me jauge, il réfléchit et finalement il continue sa partie de chasse, ou, le plus fréquemment, s’en va un peu plus loin par mesure de précaution.
En plus le renard est très utile à l’homme car il mange une quantité invraisemblable de campagnols, qui ravagent prairies et champs. Cette vision utilitariste de l’animal est d’un point de vue moral très discutable. A quoi servons-nous, tristes humains ? Cet argument sert simplement à justifier sa protection (c’est-à-dire empêcher son massacre en raison d’un statut de nuisible).